Sunday, 06 December 2009
Post Nano
NaNoWriMo 2009 est terminé depuis quelques jours à peine, mais l'histoire continue de vous hanter. Vousétiez persuadée qu'aussitôt minuit sonné (et bonne année souhaitée !), vous pourriez prendre le cours normal de votre vie.
Que nenni ! Enfants de Lune continue de vous hanter et même si vous n'avez pas avancé de plus de trente mots depuis la dernière fois, vous vous demandez comment vous allez terminé cette histoire, ce deuxième tome du Cycle de la Guérisseuse. Vous savez que la fin est dans un détour, mais vous avez laissé un suspens une nouvelle polémique. Il n'y a rien à faire, il faut, soit rebondir, soit couper pour un début de troisième tome. Mais comme vous devriez avoir repris le premier, La treizième concubine, pour sa réécriture, ce n'est pas le moment de vous lancer dans l'écriture du troisième !
Vous êtes dans une impasse parce que tant que les Enfants de Lune ne sont pas conclus, impossible de vous occuper de La treizième concubine.
What to do ?!
Xi-♥, vous.
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Friday, 13 November 2009
Around here somewhere
Vous n'avez pas trop mis à jour ce blog, ces derniers temps. Ce n'est pas pour manque de choses à dire, il y a toujours quelque chose à partager, mais finalement, le NaNoWriMo et la vie ont fait que. Vous n'avez pas lu un seul livre, vous n'avez pas avancé dans la réécriture de La Treizième Concubine dont votre Nano, Enfants de Lune est la suite directe, vous n'avez pas terminé le prochain portrait d'écrivain, vous avez du courrier à mettre à jour...
C'est beau de dire que c'est la faute à NaNo, mais en réalité, même votre fichier vous l'avez délaissé cette dernière semaine. Mais trouver la raison exacte pour ce dépassement... vous ne connaissez pas son origine. Il serait peut-être temps de mettre les commentaires de lectures à jour ?
Xi-♥, vous.
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Thursday, 05 November 2009
50 000
Done.
Xi-♥, vous.
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40 000
Parce que...
Xi-♥, vous.
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30 000
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Wednesday, 14 October 2009
La Treizième Concubine (extrait 02)

Extrait du sixième chapitre de La Treizième Concubine.
© Jo Ann von Haff, 2005-2009
Lisõ marchait dans les couloirs, aussi vite que son corps empoisonné le lui permettait. Suivi par un de ses nombreux gardes du corps, il quitta le Château à pieds et marcha jusqu’à la Ville Basse par l’Avenue Royale qui menait directement à la Place d’Ordia, le long de la Baie. C’était une promenade d’une quarantaine de minutes que le Roi pouvait encore faire sans se sentir malade ou fatigué. Sa fiancée le faisait la retrouver tous les jours dans les Jardins Royaux d’Ordia pour qu’il marchât, respirât de l’air frais et quittât les couloirs saturés de tensions du Château des Alian.
A la droite de l’Avenue Royale, il y avait le Quartier des Arts, avec ses Universités et ses Musées. Du côté gauche, c’était le Quartier Royal avec les Ministères, le Parlement, les Ambassades, les Banques et les Tribunaux. On avait replanté des arbres tout le long de la principale avenue de la capitale, aménagé plus de parcs à l’intérieur des murailles de la Ville Basse, restauré la Baie et protégé les forêts en dehors de la forteresse de Waasto. Lisõ pouvait être fier des progrès effectués en si peu de temps. Mais ce n’était que la Capitale. Le reste de Laar avait encore besoin d’être restauré, aménagé, reconstruit, rénové, développé… Cette guerre était une dépense inutile qui avait duré bien trop longtemps. Sans paix, ils ne réduiraient jamais l’écart économique entre Arvia et Laar… Ils devaient au moins essayer d’être parmi les cinq nations les plus riches du Continent qui n’en comptaient que douze. Lisõ avait peur de mourir avant de voir la paix régner sur son Royaume… Tournant enfin vers la gauche, sur la Rue du Roi Adõ VII, il rentrait dans le riche quartier de Diwan. C’était là que se trouvaient les Jardins Royaux d’Ordia où la Princesse Anaka de Sag l’attendait chaque jour.
Anaka était la nièce du Roi Antõ IX de Sag, Royaume de l’Ordia du Sud. Il n’avait fallu à Lisõ qu’une seconde pour tomber profondément amoureux de cette Princesse si douce et discrète, à la peau sombre, aux cheveux d’encre et aux yeux couleur de nuit. En théorie, ils n’auraient jamais dû se rencontrer. Etant la dix-huitième dans l’ordre de succession au Trône des Bama, elle n’avait pas la possibilité de rencontrer des Princes Héritiers ou des Souverains malgré le diadème en or jaune monté d’une étoile en pierre de rubis. Si elle n’avait pas été l’amie de Lika, ayant eu le même Maître à l’Ecole Royale des Shâïm dont elle faisait partie, elle n’aurait jamais croisé le chemin de Lisõ…
Il la trouva en train de lire à l’ombre d’un saule pleureur. Il la trouvait si jolie malgré cette robe blanche au corset sans broderies qui signifiait qu’elle était en deuil pour les victimes de la guerre de Dangh.
— Anaka, murmura-t-il.
Elle était parvenue à l’entendre. Elle se leva, souriante, en attendant qu’il fît les derniers pas pour la rejoindre.
— Votre Majesté, salua-t-elle en touchant son cœur et fit une révérence en pliant légèrement les genoux.
Il la serra doucement dans ses bras et les deux s’assirent sur le banc, face à la mer.
— Dites-moi… comment va Lika ? Cela fait presque deux Lunes qu’elle a quitté la capitale.
— Elle se trouve toujours en Dangh du Nord. Elle prépare l’assaut final.
— Elle a toujours été douée en stratégie, dit Anaka. Elle fera de grandes choses pour le Royaume, j’en suis persuadée.
Il hocha la tête et inspira profondément la brise marine.
— Anaka… Je vais mourir… commença-t-il. Je ne sais pas quand, mais cela peut être à n’importe quel moment. Maintenant ou dans vingt ans, que sais-je. Aucun allopathe n’a trouvé ce qui me tuait. Je me suis préparé à cette éventualité, ainsi que ma mère et ma sœur, qu’Asîa les protège et les garde.
— Et vous voulez, mon Roi, que je me prépare à l’idée que l’homme que j’aime va mourir ? demanda-t-elle dans un souffle.
— C’est la stricte vérité.
Anaka ne dit rien. Elle regarda ailleurs, essayant de retenir les larmes qui lui brûlaient les yeux. Une Princesse ne pleurait jamais en public. Elle devait être forte et supporter la douleur anticipée de devenir veuve avant l’heure.
— Anaka… Je veux passer mes derniers jours ou années à tes côtés, déclara-t-il en cherchant son regard. Veux-tu épouser ce vieux Roi ?
— Evidemment, nous n’aurons pas de grande cérémonie, décidait Lisõ le lendemain matin, lorsqu’il avait réuni sa famille et ses conseillers dans son bureau. Pas lorsque notre peuple est massacré dans les Dangh.
— Qu’allez-vous faire ? demanda la Reine douairière.
— Nous voulons un mariage privé.
— Tu n’es pas n’importe qui, discorda Oiâ. Tu es le Roi de Laar. Que dira la Communauté Royale ? Tu as besoin des Alliés, ce n’est pas en te les mettant à dos que tu vas leur demander de l’aide dans le futur.
— Je sais, Mère. Mais en toute conscience, je ne peux pas inviter l’Impératrice d’Arvia et laisser les autres de côté. Ce sera pour les Sagim et les Laarim uniquement.
— Tu sais très bien de ce que je pense du protocole, lui rappela Oiâ. Je m’en moque comme de la dernière brosse à cheveux de la femme de l’ambassadeur du Danob ! Je regrette ton père tous les jours, mais je ne regrette absolument pas la vie de Reine qui m’était aux trois quarts insupportables. Pourtant, il faut que je désapprouve ton choix. Evidemment nous sommes en guerre et ce serait écœurant de faire la fête alors que le nord du pays est en feu et en sang. Mais parfois la Communauté est plus coincée que d’autres plus logiques et moins couronnées, et ne pas être convié au mariage d’un Roi avec une Princesse, ce serait un scandale. Mais, c’est toi le Roi. C’est toi qui vois.
Le silence tomba dans le bureau du Roi. Les conseillers ne dirent rien, partagés entre la Cérémonie Royale comme il se devait et le respect pour les morts des Dangh. Anaka était à l’écart, regardant la scène en tant que spectatrice et non comme si on parlait de son propre mariage. Elle ne voulait pas compliquer les choses. Il y avait certains domaines qu’elle ne maîtrisait pas, et l’un d’eux était de gouverner un pays en guerre.
— Je ne peux pas attendre la fin hypothétique de cette guerre pour me marier et concevoir un héritier, conclut Lisõ en regardant sa fiancée.
Anaka fit quelques pas vers lui en rangeant son chapelet à treize perles dans la poche à l’intérieur de la manche de sa robe.
— Je vous épouserai, peu importent les circonstances, lui dit-elle d’une voix qui se voulait ferme. Et vous vivrez.
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Monday, 28 September 2009
La Treizième Concubine (extrait 01)

Extrait du deuxième chapitre de La Treizième Concubine.
© Jo Ann von Haff, 2005-2009
Onzième Lune de 1 Tonitôk, Hiver
Sartaï, Vallée d’Iaro, Province de Dangh du Nord, Royaume de Laar
Vivre dans les Dangh n’avait jamais été facile. C’était l’endroit le plus froid du continent Ordi et on y subissait de longues saisons blanches. La guerre qui sévissait depuis maintenant dix ans entre Laar et de Galan ne faisait qu’empirer la situation déjà précaire de la population montagnarde. Les tirs ne cessaient jamais, les bombes pleuvaient toujours et les champs n’avaient pas été cultivés depuis la dernière invasion de l’armée Galanie, plusieurs Lunes auparavant.
Dans le petit village de Sartaï, dans la vallée principale des Dangh côté Laari, la très jeune Fiha Lodan ajoutait une nouvelle couche de vêtements sans formes et grisâtres pour lutter inutilement contre le froid. Il devait faire trente degrés négatifs. Elle portait des bas épais et ses bottes étaient fourrées de laine, pourtant le vent du Nord continuait de lui rentrer dans les os. Malgré la rudesse du climat, la guerre continuait inlassablement. Chaque village de la vallée était fortifié et les Galanim étaient à nouveau très proches des murailles de Sartaï. Les Laarim étaient épuisés par cette guerre sans fin et les autres provinces du Royaume hésitaient à envoyer des renforts. Ils vivaient en paix, alors ils laissaient les villageois sauvages du Nord se débrouiller tous seuls…
Fiha avait peur de quitter sa maison de pierre alors que la bataille semblait si proche. Elle pouvait aussi bien mourir sous un obus ou de faim. Pire encore, elle pouvait croiser la route d’un guerrier saoul. Même les compatriotes n’échappaient pas aux démons de la guerre et pouvaient commettre des exactions comme le pire les Galanim, dont l’emblème était le Sakran, un serpent noir et venimeux qui n’existait que chez eux. Loin de leurs familles et de leurs provinces plus paisibles et modernes que le Dangh du Nord, les guerriers Laarim passaient leurs permissions en train de s’enivrer au vin de cerise. Parfois la cure était pire que le fléau et les villageois de Sartaï se révoltaient d’être laissés pour compte par le Roi et le reste du pays.
Cependant, Fiha n’avait pas le temps de s’attarder sur son sort. Elle n’avait plus de famille. Ses parents et ses neuf frères et sœurs avaient été tués lors d’un attentat, en 996 Boritôk, le millénaire de la Pierre. Voilà presque six ans qu’elle était orpheline, seule dans tout Naokk. Elle avait souvent envie de traverser le fleuve Golsa et de se cacher dans Trivat, ce qui était une idée plutôt mauvaise. La légende de cette forêt la mettait en deuxième position des forêts « mangeuses d’humains » de tout le continent. Il était dit qu’on pouvait rentrer dans ses entrailles sans jamais en ressortir. Elle savait qu’au moins deux hommes avaient réussi à rentrer et sortir de Trivat à leur guise, et ces deux hommes étaient des Lodan : son père adoré et un cousin datant d’une époque aussi lointaine que légendaire, quelque part en Boritôk. A présent, son père était mort et elle avait hérité de sa besace de Guérisseur…
— Bouge ! s’écria-t-elle en sautant pour se réchauffer. Tu vas crever de toute façon.
Elle ouvrit la porte pour la refermer aussitôt. Elle voulait prier, mais elle ne croyait pas en Asîa. Comment pouvait-elle croire en quelque chose ou quelqu’un qui avait tué sa famille entière et faisait durer cette guerre ? Ce n’était pas juste ! Ses parents avaient été extrêmement religieux et allaient tous les Mercredis au Temple. Son père avait dévoué sa vie à soigner les autres. Tout ce qu’elle savait, il le lui avait enseigné car il avait ressenti chez elle le don de guérir. Elle avait été destinée à être une puissante guérisseuse, même si elle était la dernière de ses enfants. Tant de piété ne les avait pas sauvés lors de l’attentat.
Inspirant profondément, elle rouvrit la porte et longea les murs de pierre, s’enfonçant dans deux pieds de neige à grand peine. Elle fit quelques pas et entendit une voix masculine l’interpeller.
— Où est-ce que vous allez comme ça, jeune fille ?
Fiha n’eut pas le temps de sursauter lorsqu’elle remarqua un guerrier dont la combinaison d’origine vert olive était d’une couleur brunâtre repoussante. Il était assis parmi les ruines d’une maison voisine, de l’autre côté de la ruelle.
— Ai pas mangé depuis la dernière Lune et ai froid, dit-elle.
Le guerrier la dévisagea. Fiha était relativement petite et il la devinait maigre malgré les épaisses couches de vêtements. Le déclin du Soleil rehaussait les reflets roux dans ses cheveux bruns ternes et il nota des yeux noisette particulièrement méfiants. Il ouvrit une carafe et en but une longue gorgée. Fiha fit un effort pour ne pas se précipiter sur le filet de liqueur de cerise qui coulait le long de son menton mal rasé. Ça l’aurait réchauffée.
— Vous en voulez ? demanda-t-il.
Elle hocha la tête. Le guerrier se sécha les lèvres avec sa manche.
— J’ai du pain également, continua-t-il.
A la pensée du pain, l’estomac de Fiha gargouilla. Elle ferma les yeux. Elle avait faim et cet homme la torturait avec des pensées de nourriture qu’il n’avait pas l’air de vouloir partager.
— Est-ce votre maison ? interrogea-t-il en pointant la bâtisse qu’elle venait de quitter.
— Ouais…
Cette fois-ci, Fiha le fixait, menton levé, prête au défi. Elle ne savait pas ce qu’il voulait, mais elle voulait ce pain. Il lui fallait survivre, elle n’avait pas le choix. L’aide alimentaire qui provenait du reste du pays et des Alliés arrivait au compte-gouttes au Temple, parfois déjà périmée. La diète Asîane était végétarienne. Fiha avait grandi dans une maison religieuse et jamais elle ne songerait à tuer un animal pour survivre, malgré son athéisme. Elle attendait avec impatience le prochain ravitaillement en graines…
— Cela fait très longtemps que je n’ai pas dormi dans un vrai lit... il coupa une tranche épaisse de pain noir. Tenez.
Elle fit quelques pas vers lui, méfiante.
— Je ne veux pas d’une autre mort sur ma conscience, insista-t-il.
Avant qu’il ne regrettât sa décision, elle se pencha vers lui, rattrapa la tranche de pain et tomba à genoux pour le manger, en aspirant la mie pour ne pas en perdre une miette. Les larmes coulaient sur ses joues creuses : elle savait qu’elle venait de se vendre pour un bout de pain noir…
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Thursday, 20 August 2009
~La Treizième Concubine~ Tome I

Détail de La Treizième Concubine, Illustration d'Emilie Dedieu
En 001 Tonitôk, les Royaumes de Laar et Galan, dans le nord de l'Ordia, sont en guerre depuis déjà dix ans. La raison officielle est d'origine naturelle: la cordillère de Dangh sépare Laar en deux et le Roi de Galan veut s'en approprier. Dans la vallée principale des Dangh côté Laari, vit une orpheline silencieuse, têtue et presque illettrée. A l'âge de seize ans, tout juste majeure, Fiha Lodan est la guérisseuse de son village depuis la mort de son père guérisseur et sa famille dans un attentat Galani quatre ans auparavant. Rien n'a préparé Fiha, dont le nom veut dire "pomme" qui est le fruit de la sagesse et "grand esprit", à ce qui devait arriver. La jeune fille déchante très vite lorsque la Princesse Héritière fait son apparition dans la Vallée pour en terminer avec cette guerre. Les plans de la citadine ambitieuse et Premier Ministre du gouvernement de son frère sont contraires aux espérances des villageois. Mais la haine que Fiha voue à la Princesse va compliquer le cours de l'histoire qui pourtant était si simple... et la jeune villageoise va devoir sauver sa peau d'une autre manière...
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Wednesday, 19 August 2009
Le Cycle de la Guérisseuse: Krisã

Détail de La Treizième Concubine, Illustration d'Emilie Dedieu
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Tuesday, 18 August 2009
Le Cycle de la Guérisseuse: Fiha

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