Sunday, 22 November 2009

Goodbye, my love, goodbye *

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(Posté sur mon groupe sur Facebook)

 

Voilà un moment que je ne donne pas de nouvelles, que je ne partage pas de poèmes. Mais ça reviendra, une fois novembre et NaNoWriMo passés !

Je viens surtout parler d'une autre décision que j'ai prise il n'y a pas si longtemps et que j'ai partagé sur mon blog mais pas ici.
Voilà, j'ai classé mes manuscrits, j'ai oublié les adresses des éditeurs, j'ai trié mes contacts... Hier soir, j'ai supprimé 206 contacts Facebook... tous ceux qui faisaient partie d'un réseau, des contacts que je tentais de me faire, des écrivains que j'avais lu, que j'appréciais, que j'avais envie de suivre, de maisons d'édition qui pourraient caler dans mes projets (et pas vice-versa).

Pourquoi ? Les apprentis écrivains n'ont pas de "chance", on ne claque pas des doigts pour être publié. Il faut *travailler*, écrire encore et toujours et sans cesse. A part une ou deux exceptions, croire qu'on peut publier un premier jet écrit en deux mois est une erreur. Rarement les premiers jets sont publiés et il faut plus que deux mois pour les primoromanciers pour réussir à quelque chose de très bien. Il y a toujours du travail.

J'ai commis quelques erreurs dans ce métier, alors maintenant que j'ai compris à peu près comment ça fonctionne, je me mets en pause.
J'ai dans mon tiroir un manuscrit. Une histoire que j'ai commencé il y a dix ans et que j'ai finalement réécrit l'année dernière. En toute honnêteté et modestie, le meilleur roman que j'aie jamais écrit jusqu'à présent. Mais personne ne l'a encore lu. Personne ne le lira avant un moment. Pourtant, j'aime ce roman et ces destins qui se croisent du fond du cœur. Si pour mes précédents manuscrits, je pense à couper/réécrire/défaire/détruire/mettre au pilon, etc, pour celui-là, je veux le corriger mais le squelette et les muscles sont là. Le gras n'y est presque plus.
Je n'ai plus envie de me mettre la pression, et si jamais, ô miracle, je pouvais être publiée bientôt, je ne serai pas prête. Je ne pourrais pas défendre ce roman que j'aime tant. Alors si je ne suis pas prête à aller aux devants, alors à quoi bon ?
Est-ce une priorité ? Non.
Vais-je arrêter d'écrire ? Non.
Serais-je déçue ? Non.
Ai-je besoin de reconnaissance ? Non.
Est-ce que je veux sortir de l'anonymat ? Surtout pas. Du moins pas maintenant.
Cette histoire de publication ne s'avère alors qu'une histoire de vanité, d'avoir un livre à son nom pour pouvoir prouver que tous les sacrifices des dernières années n'ont pas été en vain.

J'arrête alors d'écrire pour les autres, de tenter découvrir ce que veulent les autres avant que ma passion pour l'écriture ne devienne un calvaire. Parce qu'avant la publication et la reconnaissance de mes pairs, c'est écrire que j'aime plus que tout et je ne veux pas perdre cette envie, ce besoin.
En ce moment, j'écris, et avec bonheur !, mon Cycle de la Guérisseuse. De la fantasy (ouille !) alors que mon univers de prédilection est et sera toujours le contemporain. Mais ce cycle, j'y travaille depuis bientôt cinq ans, et d'aucuns, c'est mon meilleur travail jusqu'à présent (faudrait leur faire lire le manuscrit caché, peut-être ? :-))
Je ne suis pas douée pour les titres, mais travailler (ça ne cesse jamais d'être un travail même lorsqu'on ne cherche pas à être publié !) sur
La Treizième Concubine, La Reine Guérisseuse et Enfants de Lune me donne une joie intense et puisque je n'ai pas cette pression sur les épaules, je me sens libre. Si libre.
Pour l'instant, je ne pense pas abandonner cette liberté propre aux gens qui écrivent pour le plaisir.

Pour ceux qui se demandent "où est-ce que je peux acheter tes livres ?", la seule réponse est "vous ne pouvez pas".

D'ici 2011, on verra...

En attendant...
Xi-♥, moi.

 

* Goodbye, my love, goodbye de Demis Roussos

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Comments

On ressent une petite baisse d'espoir dans ton discours, c'est dommage, il faut toujours garder un peu d'espoir!:) Je ne connais pas vraiment le milieu littéraire, je suis surtout concentrée sur le domaine jeunesse mais dans ce milieu, c'est aussi rarement dès le premier projet que l'édition se concrétise, il faut souvent attendre. Certains se font publier à partir du 10e projet, comme quoi l'espoir est toujours permis!:) Ton projet des 13 concubines avec milly a l'air super, je suis sure que ça pourra donner qq chose de bien!:)

Posted by: L RG | Sunday, 22 November 2009

LRG »
Ce n'est pas de baisse d'espoir mais une prise de conscience. En six ans, j'ai écrit six romans, et je sais quels sont mes points forts et mes points faibles. Je ne veux juste pas perdre le plaisir d'écrire et de partager, comme le projet avec Emilie. Avant une publication, ce que je voulais vraiment c'est écrire une histoire qui me plaisait et qui pourrait plaire aux autres. Lucky me, Emilie l'a adorée ! :-D
Je préfère travailler à mon rythme et aimer ce que je fais, qu'au rythme des autres par nécessité, c'est tout :-)
Je suis très contente et soulagée avec ma décision qui n'est que temporaire de toute façon :-)

JA.

Posted by: Jo Ann v. | Sunday, 22 November 2009

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