Saturday, 04 July 2009
Andrea H. Japp, « Monestarium »
Roman historique, Le Livre de Poche - Lu en mai 2009
J'ai accepté de lire et de critiquer un roman du Livre de Poche, en partenariat avec Blog-o-Book. J'avais le choix entre trois livres, mais celui-là m'a fait de l'oeil et était mon premier choix. Et puis, un livre qui m'arrive par la Poste sans que je ne le demande, c'est toujours ça de pris. ;-)
Le seul souci, c'est que j'ai oublié un de mes plus grands défauts en ce qui concerne la lecture ! Lorsqu'on me donne un délai pour lire un livre et le commenter comme au collège ou au lycée, ça ne passe pas. Ça ne veut pas aller plus vite. Je n'ai presque jamais terminé un roman obligatoire par esprit de contradiction (aujourd'hui, il faut que je me rattrape avec les classiques, évidemment...). Mais j'ai su surmonter l'obstacle ;-)
Tout se passe dans une abbaye de femmes, les Clairets, au tout début du XIVème siècle. Après la mort de la mère abbesse Madame de Normilly, la très jeune Plaisance de Champlois, âgée de 15 ans à peine, la succède. Mais non sans mal puisque dans la course se trouvait aussi Hucdeline de Valézan, la grande prieure. Assurée du soutien de son frère Jean, un archévêque ambitieux et qui gravit les échelons à la vitesse de la lumière, Hucdeline cherche à faire discréditer la jeune abbesse auprès des moniales de l'abbaye.
Alors, lorsque le pape exige que les Clairets accueillent des lépreux, Hucdeline trouve le moyen de "prêcher pour sa paroisse", épaulée de sa très fidèle sous-prieure, Aliénor de Ludain. Ça ne pourrait pas mieux tomber... surtout lorsque la première moniale, la gentille Angélique, a été trouvée étranglée, c'était du pain béni pour Hucdeline et sa campagne électorale. Comment la petite Plaisance pourrait s'en sortir avec des lépreux que personne ne voulait, et des meurtres mystérieux qui commençaient à s'empiler ?
Ce roman commence très lentement. Une quarantaine de pages où on ne sait pas où l'auteure veut en venir. Il se déroule seize ans avant que l'histoire commence réellement, et ce n'est que lorsqu'on rentre dans l'abbaye qu'on comprend enfin ce que cela implique. Les reliques qui passaient de main en main une décennie plutôt, reviennent pour tous les hanter. On ne se doute pas une seconde de l'importance que cela peut avoir, on veut juste connaître le tueur en série qui sévit dans le cloître.
Le ton médiéval semble souvent pompeux, il y a des termes que j'ai eu du mal à comprendre, et je n'avais pas de dictionnaire à portée de main, donc il fallait que je présume, plutôt que saisir tout de suite un sens. Donc plus souvent que pas (c'est un anglicisme, j'assume), je n'avais que la nuance et l'imagination. Les noms (toujours entiers) portent à confusion, quelques fois, on se demande qui est qui... Et si on n'est pas au courant des termes médiévaux/religieux (qui fait quoi ?), ça peut paraître hardu.
Cependant, malgré tous ces détails, on veut arriver à la fin et connaître enfin la raison de ces meurtres, qui est derrière ce plan macabre, et tout le monde semble avoir une bonne raison pour tuer. Même dans la maison où prône l'amour du prochain et de Dieu. C'est étonnant comment les gens de Dieu n'avaient aucun scrupule à "occire" quelqu'un lorsque ce quelqu'un devenait un obstacle majeur. Ceux qui sont bons deviennent mauvais, les supposés méchants ne le sont pas tant.
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